vendredi 9 octobre 2015

TOUT SUR LES CHAUVES SOURIS D'ALGERIE


Les chauves-souris constituent l'ordre des Chiroptères de la classe des Mammifères. On connaît environ 950 espèces de chauves-souris. Elles sont divisées en 2 sous-ordres : les Microchiroptères (environ 800 espèces, de petite taille relative, capables d’écholocation) et les Mégachiroptères (environ 170 espèces dont les roussettes, de grande taille relative ; Dobson 1875). Récemment, sur des bases moléculaires, l’ordre a été redécoupé en deux nouveaux sous-ordres pour rompre la paraphylie des Microchiroptères : les Yinpterochiroptera et les Yangochiroptera (Teeling et al. 2002, Teeling et al. 2005).
On trouve des chauves-souris dans le monde entier, exception faite de la zone arctique et de certaines îles océaniques éloignées. Les Mégachiroptères vivent en Afrique, en Asie et en Océanie. On pense que les chauves-souris sont apparues sous un climat chaud, probablement au début de l'éocène (le plus ancien fossile connu de chauve-souris Icaronycteris index remonte à environ soixante millions d'années). Seuls les membres de quatre familles, tous des Microchiroptères, vivent dans des régions tempérées, et le nombre d'espèces diminue quand on se rapproche des pôles. (Anonyme, 2006)
Les chiroptères sont les seuls mammifères doués du vol actif Ils se déplacent dans les airs grâce à une aile formée d'une membrane de peau entre le corps, les membres et les doigts. Ils ne se posent qu'exceptionnellement au sol et s'y meuvent maladroitement. Ils se reposent en se suspendant aux aspérités par les griffes des orteils.
L'écholocation n'est bien développée que chez les microchiroptères. Généralement actifs la nuit, ils peuvent se diriger dans l'obscurité en émettant des ultrasons dont ils captent la réflexion, écholocalisant ainsi leurs proies et les obstacles. Les mégachiroptères, quant à eux, se fient plus à leur vue et à leur odorat.
Diversité, répartition et éléments de classification:
I- Les Mégachiroptères:
   Les Mégachiroptères comprennent une seule famille, celle des Ptéropidae qui rassemble les 171 espèces de chauves-souris, dont aucune n’est présente en Europe. Ils comprennent notamment les Roussettes et les Macroglosses. C’est dans ce groupe que l’on trouve les plus grandes des chauves-souris, qui appartiennent au genre Pteroptus. La plus grande, le kalong de Malaisie, atteint 1,70 m d’envergure et 42 cm de long. (Anonyme, 2006)
II-Les Microchiroptères:
   Le groupe des Microchiroptères renferme des chauves-souris de taille variable. Le plus petit, qui est également la plus petite chauve-souris connue, est le nez de cochon thaïlandais (Craseonycteris thonglongyai) de l'ouest de la Thaïlande : il ne mesure que de 2,9 à 3,3 cm et ne pèse qu'environ 2 g, ce qui en fait également l’un des plus petits Mammifères au monde. On trouve à l’opposé le Faux vampire américain, Vampyrum spectrum, qui atteint 1 m d’envergure pour une longueur de 13 cm et un poids maximal de 200 g. La majorité des Microchiroptères est insectivore, mais certains de leurs représentants ont des régimes alimentaires différents. (Anonyme, 2006)
La classification des Microchiroptères est encore contestée. Les centaines d’espèces du groupe sont communément réparties en 16 à 18 familles mais, selon certains auteurs, ce nombre est plus réduit, ce qui est une famille dans le premier cas n’étant pour eux qu’une sous-famille.
Les chauves-souris d’Algerie , au nombre de 26 espèces, sont toutes des Microchiroptères ; elles appartiennent à 6 familles : les Rhinopomatidae ( 01 espece ) , les Emballonuridae ( 01 espece ) , les Rhinolophidae ( 06 especes ) , les Vespertillionidae ( 15 especes ) les Molossidae ( 02 especes) et les Hipposideridae ( 01espece )
III- Quelque groupes remarquables de  Chiropteres  
Les microchiropteres
Famille des Vespertilionidae: Vespertilions, Murins, Pipistrelles, Oreillards.
   Groupant plus de 300 espèces réparties en 35 genres, les Vespertilionidae forment la plus vaste famille de Microchiroptères. Elle est présentée dans le monde entier, à l’exception de l’Antarctique. Insectivores, les Vespertiolionidae sont remarquables par la grande taille de leurs pavillons auditifs, liée au perfectionnement de leur système d’écholocation. (Anonyme, 2006) , en Algerie cette famille est representée par 15 especes c’est de loin la famille la plus representée
Famille des Rhinolophidae: Rhinolophes.   
   Les chauves-souris de la famille des Rhinolophidae (du grec Rhinos, « nez » et Lophos, « crête ») sont caractérisées par leur feuille nasale développée, qui se termine par une lame triangulaire dont la base se trouve entre les yeux et la pointe sur le front, entre les oreilles. Il existe plus de 70 espèces de Rhinolophes, appartenant pour la plupart au genre Rhinolopus.(Anonyme, 2006) , en Algerie les Rhinolophidae sont representés par 06 especes , cette famille est classée  deuxieme en terme de richesse
Famille des Molossidae: Molosses. 
   Les Molossidae rassemblent environ 90 espèces (pour 11 genres) que l’on rencontre dans les régions chaudes d’Afrique, d’Asie, du sud de l’Europe et d’Australie. N’excédant pas 15 cm de long, elles ont en général une longue queue, non prise dans le patagium. Celui-ci est formé d’une membrane épaisse à l’aspect du cuir, de même que les pavillons auditifs. La seule espèce européenne est le Molosse de Cestoni (Tadarida teniotis). Les Molosses du genre Molossus vivent en Amérique centrale et du Sud.(Anonyme, 2006) , en Algerie il existe 02 molosses
Famille des Hipposidéridae: Phyllorhines.
   Les Hipposidéridae comprennent environ 70 espèces, dont plus de la moitié appartiennent au genre Hipposideros. Ce sont des chauves-souris des régions tropicales, qui habitent en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et du Sud-est et en Australie. Elles ont, comme les Rhinolophes, une feuille nasale développée. (Anonyme, 2006) , une seule espece de cette famille est presente en Algerie , il s’agit du trident  Aselia tridens
Famille des Emballonuridae: Emballonures.
   Les Emballonuridae sont représentés par une cinquantaine d’espèces groupées en une douzaine de genres. Elles se nourrissent d’insectes et vivent dans les régions tropicales d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. (Anonyme, 2006) , en Algerie il n’existe qu’une espece de cette famille il s’agit du Taphien au ventre nu  Taphosus nudiventris .
Famille des Rhinopomatidae: Rhinopoma.
   Les Rhinopomatidae sont les plus primitifs des Microchiroptères. Ils rassemblent 3 espèces du Rhinopoma, caractérisées par une queue presque aussi grande que le corps. Strictement insectivores, les Rhinopomatidae se rencontrent en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. (Anonyme, 2006) , cette famille est representée en Algerie par 01 espece il s’agit de Rhinopoma hardwickei
Les Megachiropteres
Il n’existe aucune famille de ce sous-ordre en Algerie
Les familles les plus importantes dans le monde sont :
Famille des Desmodontidae: Vampires
La famille des Desmodontidae réunit 3 espèces de chauves-souris au régime alimentaire très spécialisé : ce sont les Vampires, qui se nourrissent exclusivement du sang de vertébrés, en particulier des oiseaux et des Mammifères, dont l’homme. Si le prélèvement de sang n’est pas dangereux en soi pour les victimes, ces chauves-souris peuvent néanmoins, par ce biais, transmettre diverses maladies, en particulier la rage. La découverte de ces espèces a valu aux chauves-souris d’être associées à la figure légendaire du Vampire, contribuant ainsi à leur mauvaise réputation dans le monde occidental. (Anonyme, 2006)
Famille des Mégadermatidae: Faux vampires
   Les Mégadermatidae, souvent appelés Faux vampires, se rencontrent en Afrique, en Asie du Sud-est et en Australie. Ce sont des chauves-souris chasseresses consommant des poissons, de petits Mammifères (rongeurs, autres chauves-souris), des oiseaux, des reptiles (Lézards), ou encore des amphibiens (Grenouilles). Une seule espèce (Lavia frons, chauve-souris aux ailes orangées habitant l’Afrique tropicale) semble ne se nourrir que d’insectes. (Anonyme, 2006)
Famille des Phyllostomatidae: Vampyrum, Trachops.
   Les Phyllostomatidae, environ 150 espèces, sont des chauves-souris des régions tropicales du continent américain et de ses îles. Elles ont des régimes alimentaires variés : certaines se nourrissent d’insectes, d’autres de fruits mûrs, d’autres encore de petits animaux. C’est le cas notamment de Trachops cirrhosus, qui chasse les Grenouilles. La famille comprend également le Faux vampire du continent américain, Vampyrum spectrum, nommé ainsi par Linné (xviiie siècle) parce que l’on croyait à l’époque qu’il se nourrissait de sang, mais qui mange en réalité de petits animaux (oiseaux et Mammifères), et parfois des fruits. (Anonyme 2006)
Famille des Noctolionidae: chauves-souris Bouledogues.
Parfois appelés chauves-souris Bouledogues en raison des replis de peau que forme leur feuille nasale autour de leur bouche, les Noctolionidae ne comprennent que 2 espèces, qui vivent dans les régions tropicales du continent américain. Noctilio leporinus, qui mesure environ 12 cm de long, est particulièrement étonnante de par son régime alimentaire, exclusivement piscivore. C’est en effet une chauve-souris pêcheuse, qui rase la surface de l’eau pour y saisir des poissons entre les doigts puissants de ses pattes arrière. Sa technique de pêche est celle du filet dérivant : volant tout près de la surface, elle immerge ses doigts et les laisse traîner sur une distance de quelques dizaines de centimètres à quelques dizaines de mètres. Noctilio labialis se nourrit, de façon plus « conventionnelle », d’insectes. (Anonyme, 2006)
MORPHOLOGIE DES CHIROPTERES
Les chauves-souris sont les seuls mammifères capables de voler et leur morphologie reflète cette adaptation.
Aspect général
Les chauves souris  sont des animaux de petite taille et leur corpulence moyenne s’apparente à celle d’une souris. Le corps est recouvert de poils. La fourrure, douce et molle au toucher, s’étend à tout le corps à l’exception des ailes.
Les chiroptères possèdent tout un assortiment de glandes cutanées. Les glandes sébacées de type canal paraissent sur l’ensemble du corps. Les glandes sudoripares n’ont pas été trouvées.
Les mamelles sont en général pectorales. La famille des Rhinolophes possède une paire de mamelles supplémentaires en région inguinale, non fonctionnelle mais qui servirait à la fixation des jeunes pendant le vol. Les autres organes rappellent l’anatomie des petits rongeurs. Le membre antérieur transformé en aile est l’organe le plus modifié et le plus caractéristique de ces mammifères. (Nabet, 2005)

Membrane alaire
Les chauves souris volent avec leurs mains: le squelette des mains s’est donc transformé de manière à pouvoir déployer et soutenir une fine membrane: le Patagium.
Celui-ci est en fait formé de deux surfaces de peau entre lesquelles se trouvent des nerfs, des vaisseaux sanguins et de petits muscles qui servent à le tendre de façon à ce que sa surface soit rigide.
 Le patagium, qui est glabre (sauf une partie de l’uropatagium) semble fragile, mais grâce
à des fibres élastiques il est très souple, résistant, et se reconstitue après une lésion. Il s’étend depuis les flancs jusqu’au bout des doigts et inclut également les pattes postérieures et la queue. Suivant sa localisation, on distingue le plagiopatagium, le chiro ou dactylopatagium, l’uropatagium et le propatagium.


Les Rhinolophidae  se distinguent par des appendices nasaux caractéristiques : une membrane cartilagineuse en forme de fer à cheval, composée de plusieurs éléments et différente suivant les espèces.
Echolocation
   Les chauves-souris ont développé un système d’orientation appelé Echolocation (ou Echolocalisation). Elles émettent des ultrasons, sous la forme de cris très aigus, inaudibles à notre oreille, qui lorsqu’ils rebondissent sur un obstacle ou une proie reviennent sous la forme d’écho. Le cerveau des chauves-souris analyse cet Echo et en extrait des informations sur la distance, la forme et même la nature de l’obstacle ou de la proie. Les ultrasons sont émis par la bouche (Vespertilionidæ en général) ou par le nez (Rhinolophidæ) et la forme des ultrasons varie entre des signaux à fréquence constante, comme les notes émises par les instruments de musique, et des signaux à modulation de fréquence.
L’Echolocation est surtout développée dans le groupe des Microchiroptères, chez lesquels elle est très perfectionnée. Ces chauves-souris sont souvent dotées d’une feuille nasale qui sert à focaliser les ultrasons produits. Ce système les rend capables de voler dans l'obscurité la plus totale et, chez celles qui se nourrissent d’insectes, de cibler leurs proies (Figure 1). (Anonyme, 2002) .    
Les propriétés physiques des sons émis varient de façon caractéristique d'une espèce à l'autre. Les Mégachiroptères, plus primitives, se servent de la vue plutôt que de l'ouïe pour s'orienter. Un seul genre a évolué vers un mécanisme d'Echolocation qui met en jeu l'émission de « Clics » audibles et ne sert que quand les chauves-souris volent dans l'obscurité. Les yeux des Mégachiroptères sont aussi relativement plus grands que ceux des Microchiroptères. Cependant, aucune chauve-souris n'est totalement aveugle, et même les Microchiroptères qui utilisent l'Echolocation peuvent se servir de repères de grandes dimensions pour se diriger en vol. (Anonyme, 2006) .
Les ultrasons émis pour l’Echolocation ne ressemblent pas à des cris d’oiseaux : leur fonction est de     « voir dans la nuit ». Ainsi, les différents modes et milieux de chasse des espèces de chauves-souris expliquent cette grande variabilité entre les signaux : le cri d’une Noctule commune volant à 70m au dessus d’une forêt avec une vitesse de l’ordre de 50km/h doit lui permettre de repérer les obstacles et les proies de très loin. Au contraire, le cri de l’Oreillard picorant les Chenilles posés sur les feuilles d’un tilleul doit lui permettre de balayer très finement la texture des feuilles afin d’y repérer les insectes qui y sont posés. (Anonyme, 2002) .       
Les cris émis par les chauves-souris pour se diriger ne sont pas à confondre avec les cris sociaux utilisés pour communiquer entre elles. En général les cris sociaux sont émis à des fréquences assez basses (donc audibles pour l’homme) pour avoir une plus grande portée et sont très modulés pour véhiculer une information riche. (Anonyme, 2002)
                 

Figure N°1: Echolocation des Chiroptères:


La capacité des chauves-souris à se déplacer dans l’obscurité a longtemps constitué une énigme pour les biologistes. Depuis le XVIIIème siècle diverses hypothèses avaient été échafaudées mais ce n’est qu’en 1938 que l’Américain D.R.Griffin réussit à trouver l’explication .                                   L’écholocation est basée sur l’émission d’ultrasons et la réception de leur écho. Les ultrasons sont émis par la bouche ou par le nez chez les Rhinolophes et les Oreillards, et les échos sont perçus par les oreilles. Les chauves-souris obtiennent ainsi une représentation auditive de leur entourage.                Les oreilles des chauves-souris sont adaptées à leur mode d’audition particulier. Comme chez l’homme, la cochlée, une région de l’oreille interne, contient une membrane basilaire mince, enroulée en spirale, qui propage les vibrations engendrées par l’arrivée d’ondes sonores sur le tympan. Ces vibrations stimulent de petites cellules ciliées sur la membrane tympanique, qui activent alors les cellules du ganglion spiral, le nerf auditif et le cerveau.  Grâce à l’enregistrement des impulsions nerveuses passant dans un neurone par des microélectrodes, on a pu montrer que le traitement des informations par le cerveau est remarquablement perfectionné. Ainsi, ce sont des zones anatomiquement distinctes du cortex auditif qui assurent des analyses spécifiques.                                                                                                                                                  La fréquence et la durée d’émission varient suivant les espèces mais aussi suivant les différentes phases de la chasse. L’analyse des sonogrammes permet avec de l’expérience d’identifier les différentes espèces de chauves-souris.  Les cris des chauves-souris peuvent être classés en trois groupes : les émissions de fréquence constante et unique (FC), les émissions de fréquence modulée et décroissante (FM) et les émissions mixtes FC-FM. Ces dernières commencent par une émission assez longue de fréquence constante, et s’achèvent par une émission de fréquence décroissante.                                                                                            Ainsi les Rhinolophes émettent des signaux de fréquence constante et de longue durée (150 ms), dont la partie terminale en modulation de fréquence est brève. Le grand Rhinolophe émet à 83 kHz et le petit Rhinolophe à 107 kHz. La famille des Vespertilionidés utilise des signaux de courte durée mais en modulation de fréquence, entre 20 et 100 kHz.                                                                                                                                 Les échos des cris émis par les chauves-souris leur procurent des informations variées et précises sur un obstacle ou une proie.Du retard de l’écho par rapport aux sons qu’elles émettent, les chauves-souris déduisent la distance aux objets.                                                                                                                         En détectant les variations de fréquence de l’écho par rapport au son émis, par effet doppler, elles perçoivent la vitesse relative d’un insecte en vol et la fréquence de battements de ses ailes.                      De l’amplitude de l’écho, associée au retard, elles déduisent la taille de la proie. L’amplitude relative des diverses composantes de l’écho indique les dimensions de ses différentes parties.                               Enfin, les différences d’amplitude et de retard entre les deux oreilles révèlent l’azimut de la proie, et les interférences des ondes réfléchies dans l’oreille externe indiquent son élévation . Les longs cris à fréquence constante sont efficaces pour la détection de proie de taille supérieure à la longueur d’onde du signal, car l’énergie de l’écho est concentrée sur une seule fréquence. Ils permettent également une bonne mesure de la vitesse des proies par effet doppler. En revanche, ils ne conviennent ni à la localisation précise de la proie ni à la perception des détails de celle-ci.
Une émission de spectre plus large est alors nécessaire. Les chauves-souris élargissent leur spectre, soit en émettant des harmoniques, soit en émettant des cris FM qui balaient une large gamme de fréquences. En outre, les fréquences FM, plus riches en informations temporelles, permettent une mesure du retard de l’écho et révèlent ainsi la distance à laquelle se trouve la proie. Certaines espèces adaptent la fréquence de chaque harmonique émis à la distance qui les sépare de leur proie. Quand la proie est éloignée, elles émettent surtout les harmoniques inférieures, qui sont peu amorties dans l’air ; quand la proie est à proximité, elles augmentent les harmoniques supérieures afin d’obtenir plus de précisions. En s’approchant des proies, elles raccourcissent et multiplient les émissions, émettant jusqu’à 200 cris FM par seconde, ou 100 cris FM-FC par seconde. Cet ajustement permet aux chauves-souris de caractériser finement leur proie et aussi de la poursuivre avec précision dans la phase finale : comme la position des proies proches varie rapidement, les chauves-souris doivent émettre plus de signaux pour conserver la même précision. ( Nabet , 2005 )
CYCLE ANNUEL
   Le cycle annuel des Chiroptères est marqué par différents évènements se répétant chaque année à des périodes relativement fixes pour une région donnée. Ce cycle a pour conséquences des changements sur la physiologie des animaux, sur le choix des gîtes et sur le rythme d’activité. (Nabet, 2005)
On peut étudier le cycle annuel en se basant sur le cycle biologique qui correspond à l’ensemble des étapes par lesquelles passe un être vivant du moment où il est conçu jusqu’à celui où il devient capable de se reproduire.. Leur cycle biologique est divisé en quatre grandes périodes (figure 2).
- De fin novembre à début mars, les chauves-souris sont regroupées dans des sites tels des grottes, des carrières souterraines, des ponts ou des arbres pour hiberner.
-Le printemps est marqué par leur reprise d’activité et par leur transit vers les gîtes d’été.
-À partir de fin mai, les femelles se regroupent pour la fin de la gestation et la mise- bas. Chez la plupart des espèces, les mâles sont dispersés et isolés. Les accouplements ont lieu à la fin de l’été. Les spermatozoïdes sont stockés dans les voies génitales de la femelle fermées par un bouchon cireux. (Gourmand, 2007)

HIVER
PRINTEMPS
ETE
AUTOMNE
Hibernation
Transit printanier
Gestation
Transit automnal
Dec
Jan
Fev
Mars
Avril
Mai
Juin
Juil
Aout
Sept
Oct
Nov













                                 Figure  : cycle biologique simplifié des Chiroptères

L’Hibernation et gite d’hivernage :
I-Détermination de l’hibernation:

   Dès que la température extérieure descend en dessous de 10°C, les chauves souris doivent entrer en hibernation. Les insectes et donc la nourriture se font rares et deviennent inaccessibles. Il n’y a pas d’autre solution que de vivre à l’économie. Durant tout l’automne les chauves-souris se sont gavées pour engraisser et peuvent augmenter leur poids de 30%. (Nabet, 2005)
Les chauves souris hibernent pendant la mauvaise saison .En effet durant cette saison les insectes se rarefient  , la disponibilité alimentaire n’est pas assurée et les chiropteresrejoignet ler gite pour vivre au ralenti ( hypothermie ,deminution du rythme cardiaque ) sur les reserves accumulées durant les trois autres saisons de l’année
 Chaque espèce recherche un gîte et un microclimat particulier. Les Rhinolophes sont frileux et dorment dans des cavités où règne une température de 5 à 10°C, le Grand Murin dans les cavités de 2 à 7°C, les Barbastelles dans les entrées de ces grottes de 0 à 4°C.
La présence d’eau et une hygrométrie d’au moins 75% est indispensable à une bonne hibernation pour la conservation des membranes et des oreilles, et pour la boisson pendant les réveils qui auront lieu régulièrement tout l’hiver. (Nabet, 2005)
L’hibernation des Chiropteres du Nord de l’Algerie est moins prolongée et moins profonde que chez les populations des mêmes especes en Europe ( Kowalski,1984 )
III- Physiologie lors de l’hibernation
 La physiologie de l’animal fonctionne au ralenti. Le passage en vie ralentie implique de nombreux ajustements hormonaux et cardiocirculatoires. La fréquence cardiaque diminue de plusieurs centaines de battements par minute à une dizaine par minute au maximum. Le sang est en partie stocké dans la rate. La circulation sanguine diminue dans les extrémités mais se maintient au niveau du coeur et du cerveau. La fréquence respiratoire diminue, ce qui entraîne une concentration de CO2 plus élevée dans l’organisme. On a mesuré des pauses respiratoires de 90 minutes. L’activité nerveuse des régions cérébrales diminue. La température corporelle diminue jusqu’à atteindre une température minimale d’activité. Celle ci est toujours supérieure de quelques degrés à la température extérieure. Le corps n’est pas partout à la même température : le thorax et les organes vitaux sont les plus chauds suivis des patagiums et du crâne. La partie la plus froide reste le ventre. (Nabet, 2005)

Swarming ou transit Automnal gie de reproduction
Il est entendu par site de swarming, tout site accueillant la nuit, de la mi-août au mois de novembre, des rassemblements de chiroptères présentant une activité importante devant les entrées et à l’intérieur de sites souterrains: vols incessants, poursuites, vocalisations (cris sociaux). Il est important de souligner que ces sites peuvent ne pas accueillir de chiroptères en journée. Ajoutons que même si les sites de swarming peuvent offrir des caractéristiques idéales pour l’hibernation, il a été constaté des différences notables d’effectifs entre la fréquentation du site en automne et les populations hivernantes : les effectifs des espèces se regroupant en automne y sont généralement plus faibles voire nuls (e.g. Rivers et al. 2006). Plusieurs études montrent que le nombre d’individus génétiquement distants est largement supérieur lors de ces regroupements qu’au sein des colonies estivales de parturition.
Brock Fenton définit le swarming comme étant un rassemblement de chauves-souris dans des hibernacula en fin d'été et en automne (Fenton 1969), donc avant l'hibernation proprement dite. Des mesures automatiques de franchissement de barrières infra-rouges menées dans des hibernacula sur un cycle annuel complet montrent une forte activité d'arrivée et de départs de chauves-souris qui débute dès le début août. Les animaux viennent mais ne restent pas, ce qui est mis en évidence par les nombres d'arrivées et de départs qui sont équivalents. Sur ces mêmes sites, le début de l'hibernation se repère quand le nombre d'arrivées dépasse le nombre de départs (Harrje 1994; Degn et al. 1995).
La période de swarming semble occuper tout l'espace temporel situé entre la période de mise-bas et l'hibernation. Que ce soit par des techniques de capture au filet ou des enregistrements automatiques, toutes les études montrent que le swarming démarre dès fin juillet-début août et se poursuit jusqu'en octobre voire novembre (Fenton 1969; Harrje 1994; Degn et al. 1995; Lubczyk & Nagel 1995; Trappmann 1997; Parsons et al. 2003a; Rivers et al. 2006). Chez l'Oreillard roux (Plecotus auritus), il existerait une période de swarming printanière, au sortir de l'hibernation (Furmankiewicz 2002).
La Reproduction:
La période d’accouplement commence entre la fin juillet et celle d’août. Elle englobe également La période d’hibernation et prend fin au printemps. Durant ce laps de temps les organes génitaux des mâles deviennent visibles (Testicules et Epididyme) alors que le reste du temps ils sont cachés. Chez certaines espèces comme la Pipistrelle de Nathusuis des modifications morphologiques peuvent survenir : chez le mâle un renflement bilatéral de la partie dorsale du nez apparaît. (Nabet, 2005)

L’ Accouplement:
Il n’y a pas de véritables couples car les mâles copulent avec plusieurs femelles et il est vraisemblable qu’une même femelle copule avec plusieurs mâles. Les mâles vivent généralement séparés pendant la période de reproduction et se constituent un harem de femelles.
Quand l’accouplement se passe dans les quartiers d’hiver la femelle est passive. Le mâle réveillé de son sommeil léthargique commence par chercher une femelle qu’il repère à l’odeur. Dès qu’il la rencontre il l’entoure par derrière avec ses ailes, la maintient ainsi et la copulation commence quand la femelle est sortie de sa léthargie. La copulation peut durer une vingtaine de minutes et plusieurs copulations peuvent se succéder. (Nabet, 2005)

La Fécondation:
   Chez les chauves-souris des régions tempérées, la fécondation de l’ovule n’a pas lieu immédiatement après l’accouplement. Les Spermatozoïdes sont conservés pendant toute l’hibernation dans les voies génitales de la femelle. La maturation de l’ovule, sa fécondation et le développement embryonnaire ne se produit qu’au réveil. (Nabet, 2005)
Le cas du Minioptère (absent en chartreuse) fait exception : l’ovule est fécondé juste après la fécondation mais reste au stade de blastocyste comme chez le chevreuil, et ne reprend son développement qu’au printemps. Dans les deux cas les jeunes naîtront à la saison favorable. Ainsi si l’on recueille des chauves-souris femelles parce que leur quartier d’hiver va être détruit, il ne faut pas les réchauffer car la fécondation serait avancée et les jeunes naîtraient à la mauvaise période. (Nabet, 2005)
La  Gestation:
   La durée de la gestation est mal connue étant donnée qu’on ne peut déterminer la date de la fécondation. On estime qu’elle varie entre 45 et 70 jours suivant les espèces. La majorité des espèces européennes ne mettent au monde qu’un seul petit par an. Ce taux de natalité très faible est compensé par une grande longévité, environ 5 ans en milieu naturel.
Certaines espèces comme la Pipistrelle mettent au monde des jumeaux et ont une maturité sexuelle plus précoce car leurs migrations les exposent à plus de dangers. (Nabet, 2005)
 La  Mise bas et allaitement:
 A partir du mois d’avril les femelles se regroupent en maternités qui peuvent rassembler plusieurs centaines d’individus. Si le froid provoque un allongement de l’hibernation, la mise basse s’en trouve retardées. La période des naissances dure quelques jours à quelques semaines.
La mise- bas a généralement lieu de jour. La femelle s’écarte de ses voisines et prend une position typique : elle se redresse en position horizontale, les pattes postérieures légèrement écartées permettant de tendre l’uropatagium comme une poche dans laquelle sera recueilli le nouveau né. Celui-ci est très actif et se met à grimper vers les tétines ou il s’accroche avec la bouche. Chez les Rhinolophes, une paire de mamelles inguinales supplémentaires sert au jeune pour s’accrocher. Les petits naissent nus et aveugles. Ils ne peuvent maintenir leur homéothermie : c’est pourquoi la mère replie son aile sur le nouveau né pour le réchauffer. Au bout de quelques jours seulement le petit est capable de se suspendre aux parois du gîte. Les poils apparaissent rapidement et les yeux et les oreilles s’ouvrent au bout d’une à deux semaines. Les mères viennent allaiter au milieu de la nuit au moment du retour de chasse. Lorsque les petits acquièrent une certaine autonomie de vol, à la fin de l’été, la colonie de reproduction se disperse, les femelles partant rejoindre les mâles dans les gîtes d’automne. (Nabet, 2005)

CHASSE ET ALIMENTATION
Les besoins alimentaires des chauves-souris sont importants. Elles se doivent d’accumuler des graisses en vue de la période d’hibernation. La ration quotidienne des chauves-souris équivaut au quart ou au tiers de leur propre poids. Ainsi une Noctule pesant environ 30g consomme chaque jour environ 10g d’insectes. Selon certains auteurs, la quantité absorbée chaque jour par des sujets atteint au maximum 38% du poids chez la Noctule, 31.3% chez la Sérotine, 29.5% chez la Pipistrelle et 28% chez la Barbastelle. On a évalué qu’un seul Vespertilion de Daubenton pouvait tuer 60 000 moustiques entre le 15 mai et le 15 octobre. Cette estimation est assez théorique mais elle donne une idée du besoin alimentaire. Elle souligne l’importance des chauves-souris dans la lutte contre les insectes nuisibles pour l’homme.
Régime alimentaire
La composition du régime alimentaire reste très mal connue et on ne peut l’étudier qu’enanalysant les débris de nourriture puisque toutes les espèces sont protégées et qu’il est impossible d’examiner le contenu de leur estomac. Les chauves-souris capturent des papillons, des coléoptères, des diptères mais aussi des libellules, grillons, criquets et araignées. Les ailes etles pattes des papillons et autres insectes ne sont pas consommés, tombent à terre et s’y amassent ce qui permet de repérer la présence de chauves-souris.
Besoins hydriques
Les chauves souris ont un besoin en eau important. Ce besoin est peut-être à mettre en rapport avec l’évaporation importante se produisant au niveau des membranes alaires.Elles boivent soit en se posant au sol, soit en vol en trempant leur museau au ras de l’eau.Le manque d’eau provoque une mort très rapide de ces animaux
Mode de chasse
Les diverses espèces de chauves-souris se sont spécialisées et occupent des espaces aériens différents. Les caractéristiques volière des différentes espèces entraînent des modes de chasse différents.            Les Chiroptères ont un terrain de chasse dont la situation et les dimensions varient suivant l’espèce, la saison et l’abondance des aliments. A l’intérieur de cet espace les chauves-souris suivent souvent des itinéraires fixes et les parcourent jusqu’à ce qu’elles aient pris tous les insectes qui s’y trouvaient, après quoi elles changent d’itinéraire.Les chauves-souris forestières chassent volontiers à faible hauteur dans les clairières, allées, coupes, pare-feux et sur les lisières. D’autres comme la Noctule, chassent surtout au-dessus de la cime des arbres ou de la surface des lacs ou des étangs.                     
Les espèces anthropophiles chassent surtout dans les agglomérations, les fermes, les jardins ou autour des lampadaires. La Pipistrelle trouve de quoi manger jusqu’au centre des grandes villes.                   Les chauves-souris repèrent les insectes par écholocation, les poursuivent et les prennent directement dans la bouche ou bien avec leur plagiopatagium utilisé comme une épuisette avant de les avaler. Il arrive que la proie soit retenue par l’uropatagium cintré comme un parapluie et d’où elle ne peut sortir, après quoi elle est saisie avec les dents. La plupart des chauves-souris mangent en volant. Elles chassent les gros insectes sans les localiser mais au hasard des rencontres quand elles suivent leur itinéraire favori.Celles qui volent lentement, tels les Rhinolophes et les Oreillards, gagnent un perchoir et s’y accrochent pour manger leur victimes

mardi 6 octobre 2015

LA RACE OVINE TAZEGZAWTH


LA RACE OVINE TAZEGZAWTH : 

Element nouveau de la biodiversité algerienne 
 
Lors de differentes investigations menees par une equipe de chercheurs algeriens dans le domaine de la connaissance du patrimoine naturel et surtout animale , il nous été signalé la presenc d’une race ovine denommée par la population riveraine Tazegzawt ( la Bleue en Kabyle ) , qui n’est pas portée sur la nomenclature Algerienne des races ovines . 
Au vu des resultats récoltés auprés des eleveurs possedant cette race , qui a de tres grandes potentialités zootechniques et de rusticité , donc repondant aux criteres recommandables pour le developpement durable de la region , cette meme equipe a commencé par la caracteriser , et cela par un approfondissement des recherches sur cette race tres prolifique qui sera d’un apport bénéfique  
 
La race ovine Tazegzawt se rencontre principalement deux wilayates (BEJAIA , et TIZI-OUZOU ) situées dans le secteur biogéographique K1 et K2 representant la Grande Kabylie et la Kabylie des Babors au Nord centre Algerien, cette région se caractérise par un climat humide et sub-humide accentué par une altitude élevée ((plus de 1000 m). 
 
Les resultats d’une enquete menée auprés des éleveurs montrent que cette race a pour origine la région de Bouzguene dans la Wilaya de Tizi-ouzou , et a vu son aire d’expansion s’agrandir , au vu de ses facultés adaptatives , aux régions avoisinantes , qui forment le carrefour entre les wilayates de Tizi-ouzou et Bejaia , ou les plus grands effectifs se retrouvent dans la region d’Akbou , Chellata et Tazmalt . 
Les effectifs actuels sont estimés à 3 000 têtes maximum .  
 
Les observations preleminaires faites sur le comportement de ce mouton donnent un apercu , qui est des plus surprenants et cela au vu de sa prolificité car elle est capable de donner deux portées jumellaires , donc quatre petits par brebis par année .  
Suite a des temoignages receuillis chez les éleveurs , sur 30 brebis , 15 donnent naissance à deux jumeaux donc 4 agneaux , et les 15 autres donnent naissance à 2 agneaux . 
Donc la descendance après une année de 30 brebis de Tazegzawt est de 90 agneaux dont la majorité est constituée de mâles , ce qui explique les effectifs reduits de cette race , et la mortalité est des moindres .  
 
Du point de vue caracteristiques corporelles , cette race est reconnaissable par des tâches noires a reflet bleuâtre , d’ou le nom Kabyle de Tazegzawt , signifiant la bleue ,. 
Ces taches se retrouvent sur le chanfrein , le pourtour des yeux , le lobe des oreilles , et au niveau des articulations des pattes et au dessus des sabots . 
La langue est noirâtre chez le belier ,et les individus des deux sexes ont des oreilles tombantes et de grande taille comparées à celles des autres races . 
 
La vitesse de croissance et de developpement corporel est de loin superieure à celle des autres races , se qui fait dire aux éleveurs la possedant qu’un mois de developpement chez cette race est l’equivalent de deux mois chez les autres races  
La longivité est de 12 ans chez la brebis et de 15 ans chez le belier .  
 
Les premiers investigations sur ce cheptels ovin dans la région de Béjaia et en fonction des observations et enquêtes effectuées auprès des éleveurs, les chercheurs qui ont travaillé sur ce sujet ont eu comme resultats que cette race présente des caractéristiques Zootechnique spécifiques et importantes surtout du point de vue prolificite et croissance et par conséquent donnant un meilleur rendement . 
Cette race , de par sa rusticité , donc ne necessitant pas de depenses pour les soins , de par se prolificité vu sa grande faculté à donner jusqu’à 4 agneaux par années , est donc des plus indiquées à etre exploitée dans le cadre du developpement durable de la region montagneuse de la Kabylie , ou elle sera d’un apport bénéfique pour les éleveurs et aussi pour le marché national , en viande . 
Un projet de recherche pour la connaissance de cette race devient donc impératif pour la préservation de ce potentiel génétique encore meconnu .  

L’OLIVIER , l’arbre beni


L’OLIVIER , l’arbre beni

L'olivier est l’un des rares arbres qui occupe une place importante dans l'arboriculture fruitière méditerranéenne. Actuellement, il est considère comme un élément majeur de l'économie agricole dans certains pays de cette région et surtout dans notre pays .

Ses vertues nutritives et curatives ne sont pas à demontrer vu que son huile est utilisée en consommation directe ,et aussi en dans les domines d la médecine et de la cosmétologie

En Algérie, l'olivier de son nom scientifique Olea europea , occupe une superficie de 165000 ha de plantation en rapport soit 36 e la superficie arboricole. Les rendements qui sont de l' ordre de 08 quintaux / ha demeurent les plus faibles des pays oléicoles et cela au vu du vieillissement des sujets , et du non remplacement des anciens vergers par de nouveau la culture étant restée selon les méthodes ancestrales . .

Dans le monde L'olivier est considère comme une espèce caractéristique de la région méditerranéenne car l’implantation des oliveraies en Europe méditerranéenne est limitée au Nord au 45éme degré de latitude, limite imposée par les froids hivernaux et les fréquentes gelées printanières , c’est a ire qu’il ne dépasse pas le cap du sud de la France , de la Yougoslavie , ainsi que certaines superficies des territoires de la Grèce , Portugal , et autres pays de la rive nord de la méditerranée . .
Dans la rive sud de la méditerranée en Afrique du Nord, l'olivier n'est pratiquement plus cultive au-delà de 30eme degré de latitude, limite imposée par les rigueurs du climat pré-saharien vers le Sud .
Globalement l' aire de répartition de l'olivier forme une bande étroite et relativement régulière le long des rivages nord et est de la Méditerranée, qui s'y interrompe au niveau de l'Egypte; couvre la région septentrionale de la Tunisie et de L'Algérie, s'étale enfin , largement au Maroc et dans la péninsule Ibérique en débordant sur une partie de leur façade atlantique , atteignant l'Archipel des Iles Canaries.

Dans notre pays l’oliveraie algérienne se repartit sur 03 zones oléicoles importantes :
La zone de la région ouest , représentant 31 400 Hectares repartis entre 5 wilaya tes qui sont TLEMCEN AINTEMOUCHENT .MASCARA.SIDI BELABES. et RELIZANE .
Cette zone représente 16,40 u verger oléicole national .
La zone de la région centrale du pays , de loin la plus importante , couvre une superficie de 110 200 Hectares repartis entre les wilayas de AIN DEFLA. BLIDA.BOUMERDES.TIZI-OUZOU BOUIRA et BEJAIA :110200 ; elle représente 57,5
Dans la région du centre, Kabylie ( Bouira , Bejaia et Tizi-ouzou) détient à elle seule prés de 44e la superficie oléicole Nationale, il s'agit surtout des vergers extensifs situés sur des sols à forte déclivité, ce qui constitue une contrainte à tout recours à l'intensification.

La zone de la région Est est représentée par des oliveraies de 49900 hectares , représentant 26,1 u patrimoine national , et repartis entre les wilayates de JIJEL - SKIKDA - MILA et GUELMA .

Même avec ces superficies assez importantes et malgré l'importance du patrimoine oléicole, qui constitue 40u verger arboricole national , et qui occupe 2,5e la S.A.U du pays, cette culture ne participe pas énormément aux besoins de la consommation nationale en huile, car elle ne représente que 4es besoins en huile d’olive , de ce fait le recours aux importations massives d'huile à graines est important .

Les principales variétés d’oliviers qui existent dans notre pays sont par ordre d’importance

Parmi les variétés locales , donc rustiques c’est a dire ne nécessitent pas de gros moyens pour leur maintien , nous avons la variété Chemlal qui se rencontre dans toute la Kabylie du littoral au sud de Mchedellah , et la vallée de la Soummam , elle considérée comme étant bonne productrice d’huile de bonne qualité . Les variétés Limli , Azaradj et Bouchok , se rencontrent surtout dans la vallée de la Soummam , ces quatre variétés à elles seules représentent les trois quart de la production oléicole nationale

Une autre variété mais plus de consommation que productrice d’huile est la Sigoise , de la région de Sig , donc de l’ouest du pays , elle produit d’excellentes olives de table .

Les variétés introduites , pour la majorité durant l’époque coloniale sont la Cornicabra , la Sevillane la Lucque , La frontoio et la Leccino , sont pour la majorité d’origine italienne ou francaise et se sont bien adaptées aux conditions climatiques de notre pays .

Au vu de toutes ces données , nous remarquons que le verger oléicole national est des plus compétitifs , mais reste au deca des aspirations car les arbres sont vieillissants et mériteraient une meilleure attention, et cela par une opération de rajeunissement pour rendre à notre pays la place de leader dans le domaine de la production oléicole , qui maintenant est d’actualité internationale , au vu des vertus de l’huile d’olive , qui est assimilée à un aliment dont les consommateurs , à l’instar des Cretois , possèdent une longévité des plus grandes de la planète.



L’Arganier , une richesse dans le desert

La protection des milieux naturels contre la dégradation est l’une des actions les plus importantes car elle est en relation directe avec la satisfaction des besoins alimentaires de la population d’ou l’importance de la conservation des ressources naturelles pour la préservation des systèmes dans le cadre du fonctionnement de la biosphère et de son évolution .
L’arganier estl’un de ses arbres qui ont importance en ce sens car il produit une huile tres demandée et tres prisée de par le monde ce qui a fait que son prix soit elevé .

L’arganier de son nom scientifique Argania spinosa ou arganier epineux est un arbre endémique du sud ouest du Maroc, et également des la Hamada de Tindouf en Algérie .
Cet arbre est une essence aussi bien forestière, fourragère que fruitière .

l’arganier est un arbre issu d’une famille essentiellement tropicale , c’est une espèce thermophile et xérophile . Il trouve son épanouissement le long de la cote atlantique ou les précipitations sont comprises entre 290 mm et 400mm et ou les températures ne peuvent descendre au delà de 7°c en hiver, a pu qu’en même se développer dans des espaces plus arides ou les précipitations sont comprises entre 150et 300mm et ou la température atteint parfois des seuils critiques de moins –03°c en hiver et jusqu'à 50 °c en été . Il possède un système racinaire de type pivotant et puissant , pouvant atteindre des profondeurs allant jusqu'à 30 m. son tronc peut atteindre jusqu'à 10 m de hauteur avec un tronc court (2 à3 mètres ) .des tiges entrelacées , une couronne qui se déploie largement , mais en cas d’élagage elle devient dense et touffue , son bois est dur , avec une charge de rupture dépassant les 1250 bars. Les cernes de croissance correspondent aux périodes de végétation ce qui fait la difficulté d’estimer l’âge exacte de l’arbre . D’après certains chercheurs sa longévité est de l’ordre de 250 ans .
Comme son nom l’indique spinosa les rameaux sont épineux et certaines épines peuvent se transformer en de nouveaux rameaux . l’arganier se distingue par sa capacité de bourgeonnement et de rejet de souche . les feuilles sont de couleur vert- sombre en forme spatulée ou lancéolée .
Le fruit est de couleur jaune veinée parfois de rouge , a la grosseur d’une noix , est une baie de 2 ou 3 graines soudées .
L’arganier présente des usages multiples et un rôle très important de point de vue écologique , économique et industriel . L’arganier constitue un environnement favorable pour la faune et la flore, c’est un véritable barrage vert contre les phénomènes de désertification et d’érosion des sols,il présente également un intérêt fourragere pour le cheptel camelin et caprin. Son bois de couleur blanc jaunâtreest utilisé comme combustible, et il est de haute qualité dans l’ébénisterie .
La plus grande utilité de l’arganier revient à l’huile extraite de son amande car elle représente 3u poids du fruit frais et 4à5du fruit séché, cette huile qui appartient au groupe oleique linoleique est composée de 80 ’acides gras insaturés ,et elle est de grande valeur alimentaire car elle contient moins d’acides oleiques que l’huile d’olive , certaines études montrent que cette huile est une excellente source de vitamine E et qu’elle présente des propriétés anti- cancéreuse, anti-dessechement cutané et anti- vieillissement physiologique de la peau
L’huile d’argan est composée d’ acides gras insaturé ( acide linoléique et oléique ) 80 d’acide linoléique ( 34, de tocophénol (63.5 mg/100 g d’huile ) , de xantophylles ( 50 mg/ 100 g d’huile ) , ainsi que de stérols( 160mg/100g d’huile ) , d alcools tritérpériques (luoeol, tirucallol, beta amerine) et de * vitamine E
En therapie cette huile est utilisée en soins corporels et cosmétiques ,traitement de l’acné ,traitement des varicelles , traitement du rhumatisme , traitement contre les risques d’artériosclérose , réduction des risques de l’infarctus du myocarde , réduction du taux du cholestérol total pour ne citer que ces maladies . .
Des expériences ont été effectuées en Algérie afin de produire cette essence à forte intérêt, sous des conditions bioclimatiques différentes, au sahara à Bechar , dans la steppe à Laghouat , au nord à Mostaganem et autres essais au jardin botanique du Hamma. .
Actuellement de large techniques sont utilisées notamment la culture in vitro qui donne de très bon résultats d’ou l’obtention de plants d’arganier génétiquement contrôlés. Cette même technique a été utilisée en Algérie à l’institut national d’agronomie afin de permettre l’expansion et la valorisation de cet arbre exceptionnel à l’échelle nationale .  

L'algerie vue du ciel









L’Algérie est un pays d’Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Sa capitale Alger est située à l’extrême nord-centre, sur la côte méditerranéenne. Deuxième pays d’Afrique par sa superficie, l’Algérie est bordée au nord par la mer Méditerranée sur une distance de 1 200 km. Elle partage également sept frontières terrestres, à commencer par la Tunisie au nord-est, la Libye à l’est, le Niger au sud-est, le territoire du Sahara occidental, la Mauritanie, le Mali au sud-ouest, et enfin le Maroc à l’ouest.
L’Algérie est membre de l'ONU, de l’Union africaine et de la Ligue arabe depuis pratiquement son indépendance en 1962. Elle a aussi contribué en février 1989 à la création de l’UMA.
La Constitution définit « l'Islam, l’Arabité et l’Amazighité » comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple algérien et le pays comme « terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain. »2.
L’Algérie est de par sa superficie, le plus grand pays du pourtour méditerranéen et le second au niveau africain, après le Soudan. Dans sa partie sud, il comprend une part notable du Sahara.
Au nord, l'Atlas tellien forme avec l’Atlas saharien, plus au sud, deux ensembles de relief parallèles se rapprochant en allant vers l’est, et entre lesquels s'intercalent de vastes plaines et hauts plateaux. Les deux Atlas tendent à se confondre dans l'est de l'Algérie (Aurès) et en Tunisie.
La bande du Tell, large de 80 km à 190 km, s'étend sur près de 1200 km de côte méditerranéenne. Elle est formée de chaînes de montagnes (l'Ouarsenis, le Chenoua, le Djurdjura, les Babors et les Bibans, …) longeant le littoral et souvent séparées par des vallées, riches par leur flore et leur faune, abritant des cours d'eau comme la vallée du Chelif ou la vallée de la Soummam. Le mont Lalla-Khadîdja, en Kabylie où les montagnes sont recouvertes de neige en hiver, en est le point culminant et s'élève à 2 308 mètres d'altitude. Les plaines du Tell abritent avec les vallées adjacentes la grande majorité des terres fertiles du pays.
Entre les massifs de Tell et l'Atlas saharien, un grand ensemble de plaines et de hauts plateaux semi-arides sont creusés par de nombreuses étendues d'eau salée, les chotts, asséchées en fonction des saisons. Le point le plus bas d'Algérie, atteint au Chott Melrhir, descend à –40 m. L'ensemble court depuis les frontières marocaines à l'Ouest jusque dans la vallée du Hodna dont les monts relient parfois les Atlas tellien et saharien.
L’Atlas saharien, relie le Haut Atlas marocain jusqu'à la frontière tunisienne en passant, d'Ouest en Est, par les massifs du Ksour, Djebel Amour, des Ouled-Naïl, des Zibans et les monts Hodna, qui rejoint la bande du Tell, et continue dans les Aurès culminant à plus de 2 300 m. Il est limité au sud par plusieurs oasis constituant ce qui est souvent appelé La porte du désert.
La partie saharienne qui couvre plus de 80e la superficie de l’Algérie soit environ 2 millions de km², est constitué principalement de regs, d'ergs, d'oasis et de massif montagneux.
Au nord du Sahara algérien, les grand ergs, Occidental à l'ouest, et Oriental à l'est, séparés par des plateaux rocheux telle que la région du Mzab et bordés au sud par le plateau de Tademaït, constituent d'immenses mers de sable ponctuées d'oasis donnant parfois vie à d'importantes palmerais. Au sud-ouest, s’étendent les ergs Iguidi et Chech, immensité de dunes sableuses linéaires largement espacées les unes des autres.
Plus au sud, au cœur du Sahara, le massif du Hoggar, dont le point culminant est le plus haut sommet de l'Algérie avec 3 003 mètres au mont Tahat24, est constitué de roches volcaniques formant des pics, des « aiguilles volcaniques » et de hauts plateaux désertiques. À l'est du Hoggar, le Tassili n'Ajjer, haut plateau aride perché à plus de 1 000 mètres d'altitude, dressent des formations rocheuses fortement érodées émergeant des dunes de sables, donnant parfois au relief un aspect de paysage lunaire.
Un climat méditerranéen couvre le Nord, tandis qu’un climat désertique règne sur le Sud. Durant l’été, les mois les plus chauds sont juillet et août.
• Au nord, sur les villes côtières, les températures hivernales varient entre 8°C et 15°C. Elles grimpent à 25°C au mois de mai pour atteindre une moyenne de 28°C à 30°C en juillet et août (28°C à Skikda, 29,5°C à Alger). Toujours au Nord, dans les montagnes de Kabylie, la température avoisine les 5°C voire −7°C en hiver. La neige y est fréquente en hiver.
• Au centre, dans les Aurès ainsi que dans les hauts plateaux de la région de Djelfa, la température tourne aux environs de 5°C voire −2°C en hiver. La neige y est présente en hiver. La température estivale varie de 30°C à 38°C (Constantine 36°C).
• Quant au sud, dans le Sahara, la température est de 15 à 28°C en hiver, pour atteindre 40 à 45°C, voire plus en été.



La foret de l’Akfadou , Beauté et diversité biologique .
Il existe dans la région de la Kabylie , situé à cheval entre les wilayates de Tizi-ouzou et de Bejaia , une foret de 10 000 Hectares qui s’appelle la foret de l’Akfadou .

Cette foret est importante sur plusieurs volets , à savoir historique , écologique et touristique . Sur le plan historique , elle doit son importance au fait que le Colonel Amirouche de l’ALN y a élu domicile pour son PC durant la guerre de libération , et de nos jours une stèle y est érigée pour l’histoire .

Sur le plan touristique , que dire de la vue imprenable que l’on a , en venant d’Azzazga , sur la route nationale 12 , sur la vallée de la Soummam , ainsi que la chaîne des Babors , sans oublier les groupes de Singe magot de berberie ( Macaca sylvanus ), dont le plus grand groupe d’algerie , estimé à quelques 2100 individus se retrouve dans l’Akfadou à la joie des visiteurs et des amateurs d’écologie , vu que ce mammifère est porté sur la liste des especes protégées par la loi , donc rare .

Sur le plan écologique , déjà en 1925 , cette foret était classée Parc national mais il n’a pas été repris en tant que tel après indépendance , et de nos jours on se demande pourquoi on ne prend pas en considération ce massif très riche ; L’objet de notre contribution , est justement d’en montrer la richesse et l’importance , pour prendr des mesures de conservation de cette merveilleuse foret et pourquoi pas la classer en tant que parc national , action qui contribuera à sa sauvegarde , et au miantien de sa riche diversité biologique .

Le massif de l’Akfadou represente l’un des des plus grands complexes de forets caducifoliées d’Algérie formée de chene zeen ( Quercus canariensis ) et de chene afares ( Quercus afares )
CES DEUX CHENES SONT SURTOUT REPANDUS DANS LE SECTEUR NUMIDIEN QUI S’ETEND SUR LE LITTORAL ALGERO-TUNISIEN , DEPUIS LA GRANDE KABYLIE JUSQU’EN KROUMEIRI , LE CHENE AFARES EN EST D’AILLEURS ENDEMIQUE .

DU POINT DE VUE CLIMATIQUE LA FORET DE L'AKFADOU SE SITUE DANS LA ZONE LA PLUS PLUVIEUSE DE L'ALGERIE,AVEC DES PLUIES ANNUELLES ALLANT DE 1500MM A 2000MM/AN. LE DJEBEL EZ-ZEEN QUI EST LE POINT LE PLUS HAUT DE CETTE ZONE REÇOIT 2176 MM/AN, ALORS QUE LE POINT LE PLUS BAS REÇOIT 1661 MM/AN. LE NOMBRE DE JOURS DE PLUIE EST DE 105 JOURS; PAR AILLEURS, LE REFROIDISSEMENT ACCENTUE DE L'AIR EN ALTITUDE PROVOQUE DES CHUTES DE NEIGE (100 JOURS/AN), MAIS L'ENNEIGEMENT FAVORISE PAR LE GEL DURE ENVIRON 2 MOIS PAR AN.


SUR LE PLAN FACIES VEGETAL LA FORET DE L’AKFADOU QUI S'ETAGE A 1646 METRES D'ALTITUDE AU DJBEL EZ-ZEN , SE COMPOSE TOUT D'ABORD D'UNE CHENAIE PURE A CHENE- ZEEN ( QUERCUS CANARIENSIS ) TOTALISANT 3550 HECTARES SUR LES 10 000 HECTARES QUI COMPOSENT LA FORET , OU LE CHENE ZEEN PRESENTE UNE DOMINANCE EXCEPTIONNELLE TANT DANS LA STRATE ARBORESCENTE QUE DANS LA STRATE ARBUSTIVE. SON EMPREINTE SUR LE RESTE DE LA VEGETATION EST TRES FORTE.
L'ON RETROUVE EGALEMENT UNE FUTAIE MIXTE COMPOSEE PRINCIPALEMENT PAR LES CHENES ZEEN ET CHENE AFARES ( QUERCUS AFARSE ) ET EN MOINDRE IMPORTANCE DE CHENE LIEGE ( QUERCUS SUBER ) . LE CHENE AFARES S'Y MAINTIENT ASSEZ BIEN ET REPRESENTE ENVIRON 35U PEUPLEMENT.CETTE ESPECE QUI EST UNE ESPECE D'ALTITUDE DESCEND JUSQU'A 720M AU CONTACT DU CHENE LIEGE.LA COHABITATION DE CES DEUX ESSENCES A FAVORISE LA FORMATION D'HYBRIDES A SAVOIR:QUERCUS NUMIDICA.BATT ET QUERCUS KABYLICA.TRAB.

DANS LES ALTITUDES INFERIEURES A 1000 M , ON RETROUVE LA FORET MELANGEE DE CHENE ZEEN ET DE CHENE AFARES . LA COMPOSITION FLORISTIQUE DE CETTE FORET RGROUPE DES ESPECES CARACTERISTIQUES DU QUERCETUM SUBERIS ET DU QUERCETUM FAGINEA. CEPENDANT, LE CHENE ZEEN SEMBLE PLUS DYNAMIQUE QUE LE CHENE LIEGE, CE DERNIER ETANT SITUE A SA LIMITE ALTITUDINALE

LE COUVERT VEGETAL EST ESTIME A 60U MINIMUM, D'ORIGINE NATURELLE OU ARTIFICIELLE. LA SURFACE BOISEE EST DE 87,9E LA SURFACE TOTALE . ET NOUS AVONS EU A SIGNALER LA PRESENCE DE 485 ESPECES DE PLANTES DONT

ON RETROUVE AUSSI DANS L’AKFADOU UNE REPISYLVE , DONT PLUSIEURS CHERCHEURS ONT EU A SIGNALER L’IMPORTANCE , IL S’AGIT D’ UNE REPISYLVE A ALNUS GLUTINOSA , EN BORDURE D’UNE RARE SINON UNIQUE TOURBIERE D’ALTITUDE ( 1225 M ) PRES DE LA FONTAINE DES IFS , AINSI QUE L’AGOULMIME ABERKANE OU LAC NOIR .

Sur le plan diversité floristique , l’Akfadou présente une richesse floristique très importante estimée à 484 espèces et sous-espèces végétales représentant 16,50 e la flore de l’Algérie du Nord et elle se classe juste derrière le Djurdjura qui en représente 39

Selon les résultats de nos travaux , du point de vue rareté des espèces , nous avons eu à remarquer la présence d’espèces rares localement , et d’espèces rares au niveau national , et qui sont soit menacées , soit vulnérables .
Sur les 484 espèces dénombrées 177 plantes sont rares au niveau local , ce qui représente un taux de 36,57 chose qu’il faut impérativement prendre en considération . .

Au niveau national 15 espèces sont menacées,8 espèces sont vulnérables, 9 espèces sont protégées par le Decret N° 83-509 du 20-02-1983 , et 1 espèce introduite et acclimatée le pin de Coulter ( Pinus coultieri ) , Et nous avons 10 espèces qui sont rares simultanément au niveau local et au niveau national .

Les plantes médicinales aussi sont bien représentées , on y retrouve 171 plantes médicinales , ce qui représente un taux très appréciable de 35,33 u patrimoine floristique du massif .


Un travail fait sur les mousses , montre la présence de 59 espèces , représentant 15 familles parmi lesquelles 05 d’entre elles ne sont représentées que par une seule espèce d’ou la nécessité de les prendre en considération dans un travail de conservation et de preservation
Il y a aussi 12 familles , sur les 15 connues , qui ont des représentants uniquement dans l’Akfadou pour la Kabylie .

Un cas particulier se présente , il s’agit de la famille des Fontinalacées qui ne sont representées en Kabylie ainsi qu’à l’Akfadou par une seule espece il s’agit de Fontinalis antipyretica


SUR LE PLAN FAUNISTIQUE , NOUS RETROUVONS DANS L’AKFADOU , 16 ESPECES DE MAMMIFERES QUI SONT LE CHACAL ( CANIS AUREUS) , LE SINGE MAGOT ( MACACA SYLVANUS ) , LE PORC EPIC ( HYSTRIX CRISTATA ) , L’HERISSON ( ERINACEUS ALGIRUS ) , AINSI QUE D’AUTRES ESPECES , SUR LES 16 ESPECES 10 SONT PROTEGEES PAR LA LOI .

CONCERNANT LES POISSONS , ON A INDIQUE AU DESSUS DU COL DE L’AKFADOU UN POISSON , D’APRES LES RENSEIGNEMENTS DONNES , SEMBLERAIT APPARTENIR AU GENRE SALAR , IL FAUDRAIT SANS DOUTE LE RECHERCHER DANS LES RUISSEAUX QUI PRENNENT NAISSANCE DANS LES GRANDES FORETS DE CNENES .

DU POINT DE VUE AVIFAUNE , IL EST ADMIS QUE LES OISEAUX CONSTITUENT UN GROUPE D’ORGANISMES PARTICULIEREMENT SENSIBLES A LA MODIFICATION NATURELLE OU ARTIFICIELLE DU MILIEU ..
La connaissance de la diversite ornithologique et des modalites de repartition de l’avifaune d’un territoire, permet, de ce fait, de disposerd’un outil efficace de contrôle et de gestion des habitats naturels . Elle procure aux personnes chargées de gerer les aires protegées , des informations susceptibles d’orienter des actions raisonnées d’ amenagement .

L’etude des oiseaux fournit une information indirecte , mais precise et facile d’accées sur le niveau de structuration et sur la qualité des lilieux qu’ils habitent shematiquement on peut distinguer trois categories d’especes terrestres .
Les grandes especes tels que les grands rapaces ( Vautour fauve , Vautour percnoptère , Buse féroce ,Epervier d’Europe ,Aigle de Bonelli ) : leur presence est synonyme de pyramides alimentaire encore intactes ou de milieux peu perturbés
Les especes qui ont une repartition , sous forme de colonies , ou de couples isolés , est discontinue et liée à tel ou tel parametre particulier du milieu , il s’agit des oiseaux des cours d’eau, des Hirondidés (Hirondelle rustique ,Hirondelle de fenêtre ,Hirondelles de rochers ) et les Apididae .
- LES PASSEREAUX ET FAMILLES APPARENTEES QUI ONT UNE ETROITE CORRELATION ENTRE LE NIVEAU DE STRUCTURATION DU MILIEU ET LES CARACTERISTIQUES DE SON PEUPLEMENT D’OISEAUX .

Il existe dans l‘Akfadou 81 especes d‘oiseaux , representant 27 famille , ce qui demontre que la diversité ornithologique de cette foret est importante .
Les familles les plus representées en especes sont les Sylviidae , Turdidae , et Accipitridae avec respectivement 11 , 10 et 9 especes . Les Pics sont quant a eux representés par 4 especes .
Les familles les moins representées sont assez nombreuses , entre autre les familles representées uniquement par une seule especes , et qui sont de l‘ordre de 10 soit un taux de 47.61
La repartition des oiseaux dans la foret est assez uniforme .
Concernant la presence de certaines especes clé , nous prendrons en consideration les Rapaces qui sont au nombre de 13 ( Diurnes et Nocturnes ) soit un taux de 9.49u total des especes et representant 3 familles .

Selon les ecologistes et protecteurs de la nature , « La biodiversité est l’une des plus grandes richesses de la planete , et pourtant la moins reconnue comme telle » , C’est à cet effet qu’une reflexion concernant la Foret de l’Akfadou s’impose,
Nous avons dans la region la plus arrosée d’algerie une foret bienvenante , representée par un nombre assez élevé d’especes végétales et d’especes animales , donc , dont la biodiversité est importante , et dont un taux assez apreciabkle est soit rare , utile et protégé ; Cette foret pourrait eventuellement , bien que ça soit le cas actuellement à une échelle moindre , être menacée par des actions de dégradation ,
Alors n’est il pas judicieux de la protéger , en la classant parc national d’une manière raisonnée ou il y aura admission de la formule participative , c’est à dire faire participer les riverains dans les prises de decision concernant toute action de preservation, vu que ce sont eux les premiers à être touchés , et automatiquement à beneficier des apports de sa protection ,soit en biens directs ou indirects , et cela pour assurer la pérennité de cette foret symbole de tous les algériens.

Les jardins botaniques : des havres de paix

Les ressources biologiques de la terre sont primordiales pour le développement économique et social de l’humanité toute entière. De ce fait, il y a une reconnaissance de plus en plus grande que la diversité biologique est un atout universel, d’une valeur inestimable pour les générations présentes et futures. En même temps, à ce jour, les menaces qui pèsent sur les espèces et les écosystèmes n’ont jamais été aussi graves.

La déclaration de Rio sur l’environnement et le développement adopté en juin 1992 par les chefs d’état et gouvernements réunis au sommet de la terre, affirme dans un premier principe que les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives aux développements durable. Il a droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature.

En Algérie, Il apparaît aussi que 40,531286 espèces ) de la flore Algérie est rare à très rare. Parmi les espèces rares figurent de nombreux arbres et arbustes qu’il est important de signaler.

De plus, l’analyse de la répartition biogéographique des espèces menacées montre que dans l’ensemble, les secteurs littoraux en sont les plus pourvus et nécessitent donc des actions de conservation.

C’est dans le but de préserver la nature en tenant compte des paysages préexistants qui ont une signification culturelle et scientifique que l’idée de la creation des jardins botaniques est née .

Les jardins botaniques sont des institutions chargées de réunir, d’étudier et de diffuser les espèces végétales. Leur importance se mesure par le nombre ; la rareté et utilité de ces espèces, ainsi que toute l’activité qu’y est menée.

Le jardin botanique est avant tout une collection et son espace comme celui d’un musée ou d’une bibliothèque est organisé selon un plan de classement que matérialise souvent un catalogue simple rangement auquel on ne demande que d’être commode ou mis à jour d’un ordre naturel fondé sur de réelles affinités de structures entre végétaux.
Son rôle est multiple, en dehors de son rôle socio-économique, comme source directe et indirecte de revenus et de création d’emploi, et son rôle scientifique, il constitue un cadre et un moyen de sensibilisation, d’éducation, de vulgarisation, de culture, de tourisme ; et aussi il purifié l’air local et il représente comme habitat écologique pour la faune sauvage. Les espèces végétales élevés dans un jardin botanique devront répondre aux besoin du pays ou de la région ou il sont localisé, Parallèlement il se situe en amant du pays ou des activités agricoles, sylvicoles et horticoles.

La botanique est née de l’étude des plantes médicinales, en effet le terme de botanique porte la trace d’un passé pluriséculaire très riche puisque Botanaï désigne les herbes que l’on ramasse ( les simples).

Pendant longtemps le jardin botanique annexe indispensable des facultés de médecine et de pharmacie ou les étudiants de médecine apprenaient à reconnaître les plantes qu’ils utiliseraient par la suite dans la médication.

Ensuite est venue l’ère ou les riches et les puissants aimaient s’entourer de collections de plantes agréables à l’œil qu’ils ramenaient de leurs nombreux voyages, c’est de là qu’est née la notion de jardin d’acclimatation de plantes exotiques et d’où la découverte de la prodigieuse diversité de la flore mondiale.


Arrivé au XXeme siècle , ladite flore a été mise en péril par l’évolution flagrante de la technologie et les nombreuses transformations sociales , ce qui a conduit à l’apparition d’organismes de recherches scientifiques ou les jardins botaniques contribuent au progrès et à la protection des écosystèmes.

Actuellement il en existe un millier à travers le monde, ce qui est nettement insuffisant puisque les normes sont d’un jardin botanique pour 1,5 à 2 millions d’habitant. Ils
sont au nombre de 80 à100 en Allemagne., 30 à 40 en Russie et aux USA, 70 à 80 en Angleterre, France, Italie, Ukraine , et il n’y en a guerre que 20 dans toute l’Afrique, l’Algérie n ‘en compte qu’un seul jardin botanique c’est le jardin d’essais du Hamma qui jadis avait sa place parmi les grands alors qu’il réunissait plus de 8000 espèces d’où la nécessité d’en créer d’autres pour répondre aux nouvelles demandes sociales, scientifiques, écologiques et autres qui sont apparues.


Le jardin botanique considéré dans son ensemble comme un laboratoire de terrain, un musée de cultures scientifiques aux multiples facettes, assure plusieurs intérêts.

Sur le plan pedagogique , Le jardin botanique constitue une sorte de vitrine de la diversité du monde vivant et un support puissant d’intérêt pour la biologie et ses applications, pour cela et parmis les objectifs du jardin botanique la réalisation d’activités concernant des groupes scolaires consistant en des visites libres ou avec des conférences et des fiches pédagogiques invitant les élèves à observer les plantes et leur biotopes, des expériences de jardinages avec eux pourraient exciter leur curiosité et orienter leur attention vers la préservations et la multiplication des plants. Une certaine catégorie d’étudiants cherchant une information particulière et précise sure le Monde végétale pourraient la trouver au sein du jardin botanique et facilement utilisable.

Sur le plan scientifique , le premier intérêt des jardins botaniques est de pouvoir observer en un même lieu un échantillon de la flore de diverses parties du monde, facilitant ainsi le rapprochement du matériel vivant des chercheurs compétents et de l’équipement nécessaire, comme ilsoccupent une place dans l’étude et la conservation de milliers d’espèces d’intérêt local qui peuvent intervenir dans le développement socio-écvonomique qu’il s’agisse de plantes médicinales, industrielles ou ornementales, ils facilitent ainsi les recherches sur les usages potentiels de la flore sauvage.

D’autres interets et des pas moindres , à savoir la conservation , economie et ecologie interviennent car de nombreuses espèces végétales sont en danger d’extinction que ce soit par surexploitation ou par destruction de leurs habitats, l’intervention du jardin botanique dans la culture de ce genre d’espèces a permis d ‘en sauver un certain nombre toutefois elle ne représente qu‘un palliatif du fait de la faible taille des populations conservées et de suivi des milieux naturels.

Dans l’histoire de l’exploitation des ressources de la planète, de nombreux jardins botaniques, ont joué un rôle de premier plan. Ils furent les premières à cultiver nombre de plantes à valeur économique et a les introduire dans d’autre pays , comme ils étaient les pionnières des stations agricoles expérimentales qui ont fourni les produits agricoles et horticoles qui ont aujourd’hui une place bien établie dans l’économie mondiale.

Sur le plan ecologique la présence d’un jardin botanique au sein d’une ville contribue à l’épuration de l’atmosphère polluée d’abord par la respiration de l’homme et ensuite par toutes les combustions qu’elles soient dans les foyers ou autre, les végétaux fixent le gaz carbonique de l’air environnant et rejettent intensément de l’oxygène.

La présence de ce type de jardin peut influencer également le climat local en agissant sur la régularisation de la température par les végétaux qui est due à l’émission d’une quantité considérable de vapeur d’eau par les feuilles, ce phénomène se fait avec absorption de chaleur d’où une régularisation de climat local par abaissement de la température au voisinage des végétaux, d’autre part, les feuilles enrichissent l’air en ozone qui détruit de nombreux microbes.

Les differents elements constituant un jardin botanique sont le seminarium qui est une banque où sont rassemblées, traites et stockées les semences , les collections vivantes et Arboretum , ainsi que d’autres constituantes ( les differents carrés de plantes selon leur utilité medicinale et economique ) .

Au vu de leurs differeents apports benefiques pour l’humanité et les populations , les jardins botaniques se doivent d’etre presents c’est a cet effet que la creation de ces milieux , havres de paix est recommandée , et c’est un appel lancé aux collectivités locales car il y va de la beauté et de la splendeur de nos villes  

AIRE PROTEGEE CAP BOUGAROUNE -OUED ZHOUR

AIRE PROTEGEE CAP BOUGAROUNE -OUED ZHOUR





Classement en aire protégée du cap Bougaroune-Oued Zhor Des contraintes et des menaces à enrayer 
 
 
Cette immense étendue connaît des incendies à répétition, des défrichements, le surpâturage et une urbanisation anarchique, dont les répercussions ne sont pas sans gravité sur l’écosystème.}} Le projet initié par le ministère de l’Environnement dans le but de classer aire protégée l’immense étendue allant du Cap Bougaroune, à Collo, jusqu’à Oued Z’hor, aux limites frontalières entre Skikda et Jijel, est désormais passé à sa vitesse de croisière. Une nouvelle phase de l’étude de ce projet, la troisième, a été présentée dernièrement et a permis aux membres du bureau d’étude Envi-Consult de Béjaïa de mettre en exergue les différentes contraintes et menaces qui pèsent à ce jour sur cette aire. «Cette troisième phase intervient après celle relative au diagnostic écologique et socio-économique qui a été présentée en février dernier. Aujourd’hui, il ne nous reste qu’à parvenir à la quatrième phase du projet, qui aura essentiellement à élaborer un plan de gestion et nous pourrons alors enclencher les procédures d’usage en lançant les appels d’offres pour mettre en pratique les outils de préservation de cette aire», explique un cadre de la direction de l’environnement. Lors de la présentation de la troisième phase, les experts du bureau d’étude ont permis aux membres du comité de pilotage d’identifier les contraintes et les menaces qui pèsent sur cette aire. «On se devait d’évoquer ces menaces pour mieux définir par la suite les priorités et pour ébaucher la dernière phase du projet qui aura à définir le schéma directeur de la gestion et de la préservation de cette aire qui reste immense, faut-il le rappeler, par son étendue», ajoute la même source. Un fait qui a été conforté par Rafik Baba-Ahmed, universitaire et membre de l’équipe scientifique du bureau Envi-Cosult, qui estime d’emblée que cette immense étendue qui englobe huit communes, Collo, Béni Zid, Chraïa, Zitouna, Kenouaâ, OuledAttia, KhenakMayoune et Oued Z’hor, «encourage en fait la présence d’une grande biodiversité d’un côté, et d’un autre côté, aussi, elle représente un terrain pouvant être propice à la prolifération de plusieurs menaces». Il explique que « la zone de l’étude subit des contraintes de plus en plus intenses qui sont surtout d’ordre anthropique (incendies, défrichements, surpâturage, urbanisation anarchique dont les répercussions ne sont pas sans gravité». A ce sujet, l’étude énumère plusieurs conséquences telles que «la forte dégradation des milieux naturels, affectant durement les paysages et menaçant sérieusement leur biodiversité, la régression des surfaces forestières, la baisse de la productivité des écosystèmes, la détérioration des conditions de vie des populations rurales et, enfin, l’occupation inadéquate de l’espace». Pour Rafik Baba-Ahmed, l’identification des dangers et des menaces qui pèsent sur cette aire était indispensable pour pouvoir y remédier. «Lors de la prochaine phase, relative au plan de gestion, des ateliers seront créés et une large concertation avec l’ensemble des populations et des responsables concernés sera mise en pratique pour définir les priorités, élaborer un schéma directeur de gestion et présenter aussi un ensemble de recommandations. Cette aire est magnifique et il nous appartient de la préserver alors qu’il en est encore temps», notera-t-il. [fond gris]{{De nouvelles découvertes}} L’exploitation anarchique du sable, surtout dans la région de Oued Z’hor, a considérablement nui aux écosystèmes de la région. A ce sujet, un membre de l’équipe scientifique du bureau Envi-Cosult, Rafik Baba-Ahmed, relève que les ensembles dunaires de Oued Z’hor sont les seuls avec ceux de Guerbès et d’El Kala, à exister à travers tout le pays. «Ces ensembles dunaires végétalisés représentent un cordon dunaire important. Si on les détruit, on ouvrira largement l’espace pour le déplacement du sable qui peut aller couvrir les plaines. Autres chose, l’homme peut détruire ces dunes végétalisées, mais, à ce jour, l’homme n’est pas encore parvenu à trouver une technique pour végétaliser les dunes. C’est-à-dire qu’une dune végétalisée détruite ne sera jamais remplacée, d’où la gravité de cette menace», a-t-il alerté.[/fond gris] [fond gris]{{Les eaux usées déversées dans la nature }} «Sur les huit communes de la zone, sept n’ont aucune station d’épuration», a-t-on appris. Autant dire que les eaux usées sont toutes déversées dans les oueds et dans la nature. L’étude va encore plus loin pour attirer l’attention des pouvoirs publics quant au danger qu’encourt la truite de Oued Z’hor. Et de citer «le risque à moyen et long terme, que peut engendrer la commune d’Oued Attia avec ses trois agglomérations secondaires, Oueldja, Tizeghbane et Laouinet sur l’oued d’Oued Zhor, particulièrement pour la truite espèce rare qui existe uniquement dans cette région, car les eaux usées sont jetées directement en amont de l’oued sans aucun traitement 

Planète Océan [FR] Yann Arthus-Bertrand - le film Full HD

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